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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 09:51

"Frères humains, devenez végétariens pour sauvez la planète" scandaient des altermondialistes végétariens, manifestant lors du sommet du G8 à Séoul en Corée du Sud ce mois de novembre 2010."

 

Est ce vrai? Ces manifestants étayent leur argument sur le fait que du fait que le bétail occupe une grande superficie des terres pouvant être utile à la culture céréalière, et que l'alimentation céréalière animale est un gaspillage car on peut nourrir un nombre bien plus important d'humains avec des céréales comparé à la quantité de viande du bétail nourri par cette même quantité de céréales. 7 à 16 kg de soja seraient nécessaire pour produire 1 kg de viande(site végétarismus .com), et l'élevage nécessite une surconsommation d'eau par rapport à l'agriculture. D'autre part l'élevage est une source importante de production de méthane par de gros herbivores et son pouvoir de gaz à effet de serre est 27 fois celui du C02.

 

Tout celà est vrai, mais nécessite quelques précisions et modération:

- Le pâturage en zone tempérée enrichit les sols, tout comme le sûrpaturage créa une grande partie des déserts en zone semi aride, mais plus précisément l'élevage de caprins et ovins. En effet quand l'herbe vient à manquer, les gros ruminants disparaissent, quand les conditions climatiques s'améliorent la végétation s'épanouit à nouveau. Tandis que caprins et ovins vont accroître les effets de la sécheresse, arrachant l'herbe jusqu'à la racine, l'écorce des arbres, s'attaquant aux buissons épineux résistant à la sécheresse, voir pour les chèvres, grimpant dans des arbustes, détruisant feuillage, fruits et branchioles, leur présence va donc péréniser la désertification, les arbustes disparaissant aussi, le cycle de l'eau(nuage par évaporation du feuillage) est définitivement coupé même si les conditions climatiques s'améliorent par périodes.

Sans compter que la consommation de viande est culturellement assimilée à une amélioration du niveau de vie des classes populaires, le végétarisme de nos jours à une réflexion intellectuelle, une philosophie de vie étrangère à une écrasante majorité de la population mondiale pauvre ou même de la classe moyenne.

Il ne faut pas oublier non plus que les grandes cultures céréalières sont responsables de déforestation, d'épuisement définitif de sol forestier pauvre qui ne vont produire que quelques années(Brésil), résultat: une perte définitive du potentiel forestier pour une production de courte rentabilité ou qui aura recours aux engrais chimiques. Le maïs notamment nécessite une forte consommation d'eau, les plantes sont lourdes, les racines courtes, c'est ainsi que des plantations dans des régions orageuses furent responsables de glissement de terrain, l'orage emportant une terre qu'aucun arbuste ne retenait, et le maïs avec; là encore le désert trouva sa place.

 

-L'erreur se trouve dans un raisonnement universel, qu'il soit capitaliste, communiste ou maintenant écolo- communiste - mondialiste. Notre monde a ses frontières, des frontières naturelles, climatiques, de nature des sols, par l'irrigation, l'altitude ect...

Nous sommes des mammifères, et comme tout mammifères nous avons à nous organiser selon des limites territoriales en tant que prédateur dans un écosystème équilibré.

 

- Ainsi je dis "oui" à la culture céréalière en grande bandes longitudinales dans les grandes plaines bien arrosées et fertiles, mais avec de hautes haies cependant entre les cultures.

Et comme limiter les transports est un enjeux importants, oui dans ces régions il faut encourager la consommation de céréales et un apport de protéïnes par du petit gibier ou la volaille et la consommation d'oeufs. Et bien entendu je reprend l'idée que je défend d'une banque céréalière basé sur le blé et un indice de valeur qui serait fonction de l'index glucidique( ex: 100 g de farine de blé complet contienne 62,6 g de glucide, si 1 est l'indice de référence pour le blé,  la fécule de Maïs qui contient 88 g de glucide dans 100g aura un indice de 1,4 environ). Oui à la jachère d'une culture bio-respectable qui couplera céréales et pratique d'élevage extensif.

 

-Non à l'exportation de viandes où la chaîne du froid n'est pas respecté d'Europe vers l' Afrique, et qui ruine le commerce local de volailles de bonne qualité; mais plutôt renforçons l'aide provisoire dans l'urgence par l'exportation de céréales. Par l'encouragement de la forestation des terres arides, et l'exploitation inteligente du couvert forestier, fruits(bananes notamment), volailles, gibier, encouragement de la chasse "intelligente", consommation d'insectes aux protéïnes de hautes valeurs nutritives. Mais la culture de céréales n'est pas écologiquement logique et admissible sur des terres pauvres ou mal arrosées, n'oublions pas les déserts en Egypte, en Europe centrale, en Chine, par une irrigation qui sala des terres fertiles suite à l'évaporation. Une chasse intelligente consiste à penser que nous sommes des prédateurs et que la prédation humaine ne doit pas s'additionner simplement à celles des fauves. Les africains doivent se considérer comme des lions, ils doivent chasser de préférence l'animal blessé ou faible, bien cuire la viande pour éviter la transmission de germes ou parasites, comptabiliser leur chasse afin d'éliminer des lions de manière à équilibrer leur gain en prédation des herbivores par la diminution de la prédation des fauves abattus.

 

-Le guépard est aujourd'hui en voie de disparition, chassant seul, de plus frêle constitution, il n'est pas à même de disputer son territoire aux lions qui tueraient jusqu'à 80°/° de la progéniture du guépard dont la population semble affecté également par un appauvrissement génétique et des difficultés de reproduction dûs à la raréfaction de la population, l'urbanisation en Afrique le menace également. La diminution de population des lions profiterait également aux guépards. A une augmentation des guépards au détriment des lions, l' homme africain y trouverait son compte également, le guépard est moins dangereux que le lion, moins agressif, dans l'antiquité il était couramment dressé notamment en Egypte, moins musclé, sa consommation de viande est aussi bien moindre que celle du lion.

 

- En zone montagneuse boisée, les sangliers, les chèvres, les clairières de pâturage, limitent les incendies de forêts. On ne peut donc avoir un discours unisciste, non au tout céréale universel, non aux pâturages immenses en Amérique latine qui détruisent l'habitat des indiens, à ces grandes plaines dévolues à l'élevage qui pourraient être cultivées et aux forêts de production d'huile de palme biocarburant, non aux monocultures

 

- Non à une pêche qui stérilise les océans, là encore, il faut une pêche intelligente. La pêche nourrit une population humaine de plus en plus nombreuses et loin des côtes sur tous les continents. Là encore il faut tenir compte du transport et privilégier une alimentation par la pêche des populations des régions côtières. On pourrait peut être taxer les produits selon leur lieu de distribution: une taxe sur les produits de la pêche sur la chaîne de distribution des régions continentales, une taxe sur la viande dans les régions côtières, et dans les régions de grosses production céréalières, une taxe sur la viande et la pêche devrait exister afin de favoriser la consommation de céréales ou légumineuses. Le thon rouge est en voie de disparition, en dehors de l'homme, il est aussi la proie des requins. Les bancs de sardine sont à la base de la chaîne alimentaire, sans elles, oiseaux marins, mamifères marins, thons, sont menacés, même le plancton se raréfie. Là encore, il faut faire un choix cruel, protégeons le thon et les mamifères marins comme les phoques et les orques, en diminuant les prédateurs comme les requins et les orques qui tuent également dauphins et baleinaux. Et comme du plancton dépend toute vie, il faut autoriser la pêche réglementée des baleines les plus grosses et plus âgées. Mais il y a une règle du vivant à respecter "rien ne perd, rien ne se crée sans transformation". Si l'homme par la pêche est devenu un grand prédateur marin, il doit comme toute espèce marine rendre son corps à la mer, requins, baleine, sont de gros consommateurs mais leur cadavre sert à nourrir une multitude de petites espèces des fonds marins. Nous

devrions donc promouvoir l'immersion des défunts dans des coquilles biodégradables végétales, ce qui aurait deux autres avantages: diminuer la pollution liée à l'enterrement des morts et rentabiliser les départs à vide des bateaux de pêche donc diminuer les déficits des mauvaises pêches et des restrictions liées à la réglementation de la pêche.

 

On soupçonne homo sapiens d'être responsable de la disparition des grands herbivores, des grands fauves de la préhistoire, et... d'homo - néandertalis, car si l'on suit les routes de migrations d'homo sapiens on s'aperçoit que ces disparitions coïncident avec l'apparition d'homo - sapiens dans ces régions.(documentaire chaîne ARTE)

 

Mais en fait, homo sapiens, comme toute espèce nouvelle qui se dévelloppe dans un nouveau milieu, était peut être mieux adapté à un milieu appauvrit par des rigueurs climatiques sucessives. Si les conditions climatiques ont rendues difficiles la survie des grands herbivores, la compétition entre leur prédateurs, grands fauves, homme du Néanderthal s'est accru. L'homme du Néandertal avait un gros cerveau, mais pas de front et un crâne plus dévelloppé en arrière qu'homo sapiens, on peut donc supposer que son dévelloppement s'est fait au bénéfice des aires visuelles, pour une chasse difficile en terrain enneigé, les lobes frontaux bien que dévelloppés n'avaient peu être pas dévelloper une fonction à l'identique d'homo sapiens, notamment en ce qui concerne la volonté, l'initiation dans l'inconnue. Quand il arriva en Europe, du fait de cette compétition féroce, des besoins caloriques importants des grands fauves et de Néandertal également, à la musculature plus développée qu'homo sapiens, ces populations étaient déjà en diminution. Homo sapiens avec l'utilisation d'armes de jet(qui servirent peut être d'armes de guerre contre Néanderthal) et peut être une organisation de groupe de chasseurs plus mobile et efficace, fit la différence. Pour la nature en difficulté, un prédateur au besoins caloriques moindre fut sélectionné. De plus homo sapiens chassaient probablement des volatiles ou du petits gibier avec ses armes de jet, ce que de gros prédateurs ne faisaient pas, et difficilement l'homme du Néanderthal avec de lourds pieux.

Le Guépard semble relever d'une sélection similaire, race très ancienne, aujourd'hui menacé mais qui se répandit sur de vastes territoires en Afrique, en Europe et en Asie, il était et reste plus frêle que d'autres prédateurs comme le tigre ou le lion, sa vitesse de pointe la plus élevée(jusqu'à 100 km/h) lui permet une chasse à l'affût solitaire très efficace;il peut se contenter de petits gibiers, dans des conditions climatiques difficiles, ces atouts lui auront donné à lui aussi un avantage sur les grands fauves ou sur des chasseurs primitifs.



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Published by mariejeannejourdan - dans écologie
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  • Ce blog décrit le monde utopique des "écolo-babistes", d'après le roman le temps des révélations, édition site publibook.
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